mardi, mars 28, 2006

Globe Explorer libère l’imagerie !

Très longtemps Globe Explorer proposa des données sur les Etats-Unis et quasi exclusivement sur ce territoire. L’intérêt pour nous autres européens était donc bien limité. L’action de fonds menée par Miles Taylor, depuis maintenant quelques années son sémillant représentant pour l’Europe, commence à porter ses fruits.

Grace au principe des webservices, tout utilisateur SIG peut souscrire à un ArcWeb Service d’imagerie et accéder la couverture en orthophoto de l’Allemagne, de la Suisse, bient^to de la Belgique et de l’Angleterre ! Le tout à des résolutions généralement de 50 cm, voire de 20 cm sur les zones urbaines.

Les webservicess, la solution technologique qui va libérer les orthophotos et l’imagerie satellitaire. Toutes ces images vont enfin devenir accessibles.

2 freins majeurs restreignaient la vraie disponibilité de l’imagerie : le prix et le volume.

Le prix en tout premier lieu. Si l’on prend l’exemple français, la BD Ortho de l’IGN est vendue 680 k€ France entière. Peut-on raisonnablement considérer qu’elle soit disponible France entière si l’on n’en a pas un besoin stratégique majeur ? Peut on imaginer un groupe de distribution, une banque, ou toute structure privée qui souhaite ponctuellement visualiser une vue aérienne d’une zone d’étude, investir un tel budget ? Evidemment non.

De la même manière, combien même ferions nous abstraction du budget, combien d’organismes, de sociétés, vont accepter sans sourciller, d’héberger chez elles une base qui non compressée pèse 10 To ? Vous me direz qu’elle peut être livrée en ECW, elle ne pèse alors que 2 To. Mais si l’on veut en avoir un usage industriel, il faudra prévoir de disposer d’un serveur d’au moins 5To en RAID, si l’on ne veut pas au moindre pépin devoir en perdre l’usage et devoir tout recharger sur un nouveau serveur. Certes le prix du disque a baissé, mais qui va investir dans une telle infrastructure, juste pour un besoin ponctuel ?

Et c’est là que Globe Explorer apporte sa valeur ajoutée. Ils hébergent toutes les orthophotos possibles (au passage si vous en avez ils seront heureux de contractualiser avec vous pour les proposer dans leur bouquet de services), et vous permettent d’y accéder en temps réel à un coût modeste.

En particulier si vous êtes des utilisateurs ponctuels d’imagerie, et qu’il est important pour vous de disposer tout de suite, un jour d’une zone, le lendemain d’une autre zone, et le surlendemain d’encore une autre zone. Dans ce cas les offres de webservices sont idéales.

L’utilisateur va payer quelques milliers d’euros, qui couvriront l’accès à quelques centaines ou quelques milliers d’accès au serveur, il paiera à la consommation.

Un vrai changement dans la consommation de données géographiques !

lundi, mars 27, 2006

Modifications tarifaires chez TeleAtlas ?


Comme je l’écrivais précédemment la politique de prix de StreetMap Premium Europe n’est pas encore totalement verrouillée, mais une première comparaison de prix avec la politique commerciale actuelle, m’amena à exprimer mon interrogation sur l’intérêt économique de l’utilisateur.

On m’indiqua alors qu’il ne fallait justement pas que je compare ainsi car TeleAtlas a tenu un séminaire commercial en fin de semaine dernière et des modifications devraient intervenir.

Si l’on se fonde sur les indices de la politique de StreetMap Premium, nous pourrions voir arriver simultanément un prix pour un unique utilisateur (et non plus 1 à 5 directement), ainsi qu’une licence annuelle.

A suivre donc, car dans certains cas de figures nous pourrions assister à une augmentation de tarifs liée à cette annualisation ?

Europa Technologies étend son domaine d’activité


Connu pour ses bases de données CRESTA et pour ses cartes de couverture des réseaux telecom, toutes générations confondues, Europa Technologies étend encore son domaine d’intervention en créant de nouvelles bases de données.

La première, un gazeteer mondial de codes postaux. Ce fichier de points couvrant l’ensemble des pays constituera un référentiel unique de localisation fin, car descendant jusqu’au niveau le plus fin de chaque pays tout en se limitant à 5 digits.

En complément de cette base vectorielle, ils nous proposeront bientôt une couverture Landsat à une résolution de 15 mètres, là également un produit indispensable pour la création de globes.

ESRI Inc et TeleAtlas lancent StreetMap Premium Europe pour ArcGIS

A l’occasion de la conférence mondiale des Business Partner d’ESRI à Palm Springs, Californie, TeleAtlas et ESRI ont réuni leurs distributeurs européens pour leur présenter ce nouveau produit, qui modifiera en profondeur la distribution des données géographiques vectorielles.

Sur un unique DVD on retrouvera l’ensemble de la couverture européenne TeleAtlas, cryptée et compressée en format SDC. Lorsqu’un utilisateur acquiert les droits sur une zone géographique, il reçoit avec son DVD unique, une clé de déblocage de la zone géographique concernée. Si ultérieurement il souhaite débloquer une zone complémentaire, il recevra la clé correspondant à cette zone.

Dans les orientations futures de l’usage de cette nouvelle technologie, de ce nouveau format, il est prévu une politique commerciale complémentaire par usage. Nous pourrons ainsi acquérir simplement les droits d’affichage, sans droit de géocodage ou de calcul d’itinéraire, …

Une autre modification importante semble être la modification de la politique tarifaire, pour aller vers un droit d’usage annuel incluant la maintenance. Une politique commerciale qu’il conviendra d’étudier de près dès sa sortie afin d’en faire ressortir ses atouts.

Lancé en Novembre dernier aux US, ce produit, StreetMap Premium, sera lancé en Avril en Europe. Je ne manquerai pas de vous livrer mes impressions dès que possible.

mardi, mars 14, 2006

Navteq gagne le Prix de l’Innovation au SITL 2006

Lors de la dernière Semaine Internationale du Transport et de la Logistique, Navteq a remporté le prix de l’innovation dans la catégorie Systèmes d’Information Logistique en présentant le prototype de sa nouvelle base de données intégrant les attributs de circulation Poids Lourds.

Dès Juin 2006 Navteq proposera dans ses bases en couche d’attributs complémentaires spécifiquement dédié au transport poids lourds : Limites de hauteur, limites de largeur, indication de longueur maximum du véhicule en cas de virages étroits, limite de poids, indications d’interdiction ou de limitation pour les matières dangereuses, ainsi que des informations complémentaires telles que des POI spécifiques poids lourds (Parkings, Stations Services, …) et d’éventuelles restrictions légales.

Cette nouvelle couche d’attributs sera disponible dès Juin prochain dans la base France et Allemagne. Pour la France elle sera renseignée à 100% sur les routes nationales dès sa sortie, et à environ 40% sur les routes départementales.

Alors que les deux acteurs TeleAtlas et Navteq sont en permanence à couteaux tirés dans la conquête de motifs de communication, dans l’extension de leurs couvertures, il est étonnant de constater que cette information n’a pas encore donné lieu à un communiqué de presse, ni même n’est mentionné sur leur site web.

Cette information avait évidemment été mise à la disposition de leurs partenaires en préannonce, mais en nous demandant de la conserver confidentielle, notamment sur la date réelle de mise à disposition et sur le contenu détaillé.

Et pourtant c’est un contenu TRES important pour toutes les applications professionnelles d’optimisation de tournées avec des PL.

Il restera encore à tester ces données, mais gageons qu’elles seront à la hauteur de leurs spécifications.

Il va de soit que la réponse de TeleAtlas ne tarda pas pour indiquer qu’eux aussi travaillent activement à l’enrichissement de leurs bases de tels attributs. Je ne suis cependant pas parvenu à obtenir de date prévisionnelle de mise à disposition. Seule indication, et juste une indication, cela devrait d’abord être mis à dispo sur l’Allemagne.

A suivre, car ces nouvelles données devraient indéniablement favoriser un vrai décollage des applications professionnelles poids lourd, jusque là manquant de pertinence dès lors que l’on mettait le trajet proposé dans les mains du chauffeur …

vendredi, mars 10, 2006

A propos de données géographiques ...

Le plus difficile dans une assemblée est souvent de faire s’exprimer la première question.

Dans une soirée ou un cocktail, sauf à être un mondain professionnel, vous aurez remarqué comme il est parfois difficile de lancer la conversation quand l’on adresse à des interlocuteurs que l’on ne connait pas.

C’est l’impression que me donne ce premier message. Avec comme différence majeur, de savoir que millions de personnes potentielles sont susceptibles de le lire, que parmi elles certaines ce sentent concernées par les données géographiques, qu’en son sein un plus petit nombre encore est francophone.

Quelle étrange sensation que de se lancer dans un monologue au milieu de la foule.

Le propos de ce blog sera de parler de données géographiques et localisées de toute nature, et non pas uniquement du RGE ou de la politique de diffusion de données cadastrales … Et pas uniquement sous l’angle technique, mais également de saluer ou décrier les nouveautés commerciales des producteurs, de commenter leurs annonces, de relire leurs prévisions d’avenir antérieures et de les confronter aux réalités d’aujourd’hui.

Mais ne croyez pas que mon propos sera d’être par défaut critique, je le serai certainement parfois, mais pas trop souvent car je mesure personnellement trop le chemin parcouru depuis 15 ans dans le domaine de l’offre de données géographique.

Car le verre n’est certainement pas totalement plein, mais il est loin d’être totalement vide, et surtout il se rempli tous les jours un peu plus. Vous qui avez eu à acquérir des données géographiques il y a 15 ans, souvenez vous du prix de la licence des limites administratives, et comparez ! Dans les années 90 la licence de référence des limites administratives coutait 15 000 euros, elle est aujourd’hui accessible pour 900 euros !

Pouvait-on d’ailleurs considérer que cette base était réellement disponible à l’époque, je ne le pense pas. Elle existait techniquement, mais combien d’utilisateurs pouvaient justifier économiquement une telle acquisition ? Très peu.

Et pourtant avec les initiatives récentes des sites grands public présentant de la cartographie, les nouveaux venus pensent aisément que toutes les données sont disponibles et en plus … qu’elles sont gratuites. Pensez donc on lance tellement de satellites, que forcément tout type de données est dispo, et puis la preuve c’est gratuit sur les sites de Google, Microsoft et autres applications cartographiques en ligne.