mardi, mai 01, 2007

IGN Magazine de Mars/Avril 2007


Spontanément vous devez vous dire qu’en ce 30 avril au soir, il est quelque peu tard pour faire référence à ce numéro de Mars/ Avril. Mais avec une date de timbre au 18 Avril, et quelques jours de retard dans mes lectures assidues, nous voici arrivés à cette fin de mois d’Avril.

Je vous invite d’ailleurs à vous abonner à ce magazine en allant sur le lien suivant, si vous, aussi, vous voulez tout connaitre de l’actualité de l’IGN.

Bien qu’emblématique ce numéro ne contient que très peu d’information sur les produits numériques professionnels (les infos se limitant à la reprise du communiqué de presse sur les accords entre IGN et la Poste, lire ici). Emblématique et symbolique, il l’est cependant pour Michel WACHENHEIM, le nouveau Directeur Général de l’IGN (dont je vous annonçais la nomination le 8 février dernier). C’est en effet son premier éditorial, à l’occasion d’une nouvelle maquette. Une nouvelle impulsion ? Une nouvelle ère ?

Grâce aux archives en ligne de ces 40 numéros (que vous pouvez découvrir ici), je me suis replongé dans les éditoriaux des 3 Directeurs Généraux que ce magazine a déjà connus, afin d’essayer de me faire une opinion. Et essayer de voir si des premiers éditoriaux des 2 précédents DG, l’on pouvait dégager des indications sur la politique à venir.

Vous rappelez vous du premier numéro ? Il est sorti en Septembre 2000 (déjà) avec un éditorial de Jean POULIT, dont voici le texte intégral :

« La parution du n° 1 d’IGN Magazine, revue bimestrielle créant le lien entre l’Institut et tous les utilisateurs de l’information géographique, me permet de préciser la double mission qui nous est impartie. Les réflexions ministérielles en cours ont souligné le besoin d’un référentiel géographique numérique à grande échelle de précision métrique, dont l’IGN sera le principal producteur et gestionnaire. Ce référentiel devra couvrir tout le territoire à l’horizon 2005, l’objectif poursuivi comportant également une remise à jour annuelle. Nos bases de données en sont autant d’éléments, déjà disponibles ou en voie de l’être. IGN Magazine donnera, à chaque parution, l’état d’avancement de ce travail.

L’IGN doit aussi promouvoir un fort développement des applications de l’information géographique. Cette politique volontariste passe par de multiples actions, associant initiatives publiques et privées, et par le développement de nouvelles applications, que ce soit en interne ou sous forme de sous-traitance. Dans cette optique, l’IGN a créé deux services spécialisés, l’un dans le domaine de l’aménagement et de l’environnement (IGN Aménagement - Environnement), l’autre dans celui de la navigation et de la gestion de trafic (IGN Trafic). Le référentiel grande échelle, dont la BD TOPO® et la BD ORTHO® constituent des composantes essentielles, sera un des outils de la modernisation des services de l’État. Leurs applications permettront de concevoir des projets mieux adaptés et mieux intégrés dans leur environnement. »

Je retiens de cet éditorial qu’IGN voit sa mission au travers de la création et de la maintenance du RGE, mais également par une action volontariste visant à proposer des applications, dans le cadre de partenariats Public/Privé.

Bien que nommé en Aout 2002, Bertrand LEVY attendra le numéro 17 de Mars/Avril 2003 pour commettre un éditorial donnant le ton de son action naissante. Pour en juger voici également l’éditorial dans sa globalité :

« Nous signons avec l’État le quatrième contrat d’objectifs et de moyens (2003-2006). Il est construit autour de nos missions de service public, qui doivent répondre aux attentes de tous les utilisateurs de l’information géographique. En accord avec l’État, nous inscrivons ce contrat dans un contexte européen, et plaçons le client au centre de nos préoccupations. Relayant sa demande, nous concentrons nos forces autour d’un projet fédérateur et ambitieux : la réalisation et la diffusion du Référentiel à grande échelle (RGE). Afin de servir l’intérêt général, nous développons une politique d’intégration des données géographiques de référence, pour constituer et entretenir le RGE. Acteur du développement du secteur de l’information géographique, nous poursuivons résolument notre politique de partenariat avec les entreprises au service des applications. Enfin la transparence sur l’utilisation de la subvention de l’État est garantie par la publication des principes de financement et de la tarification de nos référentiels. Ce projet ambitieux, nous le voulons au service de toute la communauté des utilisateurs de données géographiques. »

La tonalité est très différente. Tout d’abord ce premier véritable édito (pour les puristes Bertrand LEVY a signé un édito dans le numéro 14 de Novembre/Décembre 2002, mais un édito qui se résumait à lancer le dossier sur Spot5), est écrit à l’occasion de la signature du Contrat d’Objectif et de Moyens 2003-2006. Le second message important reposant le rappel de la mission de service public de l’IGN, tout en parlant des utilisateurs en termes de clients (« client au centre de nos préoccupations »). Les thèmes des applications et des accords avec les entreprises privées restant au cœur de la stratégie du Directeur Général.

Et pour conclure voici l’édito du nouveau Directeur Général, Michel WACHENHEIM :

« Une nouvelle Dynamique - J’ai le grand plaisir d’inaugurer la nouvelle formule d’IGN Magazine, voulue plus visuelle pour laisser plus de place aux images produites par l’Institut et ses partenaires. Nommé le 7 février directeur général de l’IGN, je découvre un établissement moderne, dynamique et dont le bilan est largement positif. Je veux remercier mon prédécesseur, Bertrand LEVY, d’avoir consolidé le décret statutaire de l’établissement et préparé son projet stratégique pour les dix ans à venir. Il a été à l’origine du projet Géoportail dont le succès devrait se confirmer par l’arrivée des données mises à disposition par d’autres organismes. La notoriété de l’IGN a été renforcée et je m’en réjouis. L’intérêt, voire l’engouement des citoyens pour ce service, prouve la pertinence de l’approche géographique pour accéder à l’information. L’IGN accompagne la quatrième année polaire en ouvrant ses pages à la glaciologie. Comprendre sur quels types de mesures les théories climatiques sont construites est l’objectif de ce numéro, qui inclut également une rencontre avec une figure mythique des expéditions polaires. »

Le nouveau Directeur ne manque pas de saluer son prédécesseur, dont le départ fut une surprise. Mais gageons que cet éditorial ne soit pas programmatique, car ont disparu les termes de clients, d'utilisateurs, de partenaires privés. Avec à l’opposé le retour de la terminologie d’établissement (IGN est un EPA), d'organismes et non plus de partenaires publics.

Je ne manquerai pas de lire avec attention les prochains éditoriaux qui seront publiés, ainsi que toutes les nouvelles qui se trouveront dans les prochains IGN Magazine, que je lis toujours avec plaisir.

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