jeudi, avril 26, 2007

Ségolène ROYAL relaie officiellement les propositions de Michel ROCARD sur la donnée géographique

Dans une lettre de réponse à un courrier de l'Adullac, Ségolène ROYAL reprend les propositions formulées par Michel ROCARD dans son rapport "République 2.0". Vous noterez que le texte est repris dans sa quasi intégralité, et que les modifications sont essentiellement sémantiques, mais avec peu d'impact de changement de sens.

A noter également au passage, que malgré ma recherche active, je ne suis, pour le moment, pas parvenu à trouver de document de référence émis par Nicolas SARKOZY et son équipe sur l'Information Géographique.

Bonne lecture.

"Données publiques

Oui. La puissance publique doit donner l’exemple de l’ouverture : les données publiques doivent être accessibles à tous.

La mise à disposition électronique quasi-instantanée des travaux parlementaires, des lois et codes est déjà une réalité. De nombreuses autres données peuvent également être libérées : cela permettra de développer des activités et même des marchés, comme celui, par exemple, des données géo-localisées.

Le gouvernement Jospin, en 1997, avait décidé la mise en ligne gratuite des « données publiques essentielles », donnant ainsi un coup d’arrêt à la commercialisation des données publiques. Il clarifiait ainsi des situations confuses, comme la concession à un diffuseur privé des banques de données juridiques.

La « doctrine » des données publiques essentielles laissait cependant de côté les grands établissements publics qui gèrent de coûteuses « infrastructures informationnelles », comme l’Institut Géographique National (IGN) ou Météo France. La transposition de la directive sur la réutilisation des informations du secteur public (Directive 2003/98/CE) laisse la situation en l’état. Soumis à l’obligation de dégager des ressources propres, (parfois jusqu’à 50% de leur budget), ces établissements pratiquent des tarifs souvent élevés, vis à vis des utilisateurs comme des diffuseurs.

Cette logique de maximisation des ressources propres conduit à des situations aberrantes. Ainsi, récemment, l’IGN (dont la compétence n’est pas ici en cause) a ouvert un portail (Géoportail) de cartographie numérique et d’images satellitaires de la France mais en verrouille les fonctionnalités pour empêcher leur réutilisation.

L’expérience récente et l’observation de ce qui se passe à l’étranger plaident pour une approche « ouverte » des données publiques, qui laisse l’innovation s’exprimer à partir de ces données mises en accès libre.

Il me semble donc nécessaire :

  • d’élaborer des licences définissant clairement les droits des utilisateurs, notamment sur la réutilisation des données publiques, y compris à des fins commerciales ;
  • de financer correctement le fonctionnement des établissements publics en charge d’infrastructures informationnelles (comme l’IGN ou Météo France) ;
  • de permettre la libre réutilisation de la base de connaissances du portail Service-public.fr par tout service, public ou privé, pour diffuser une information cohérente et à jour.

Réponses de Ségolène ROYAL au Président de l'Adullac"

Source : http://www.temps-reels.net/article1719.html

mardi, avril 24, 2007

Des nouvelles de France Raster


Cela fait maintenant quelques semaines que je ne vous ai pas donné de nouvelles de FranceRaster.

La production est maintenant terminée, alors certes avec un peu de décalage par rapport au calendrier d’origine. Mais la qualité finale du produit n’a pas de prix.

Pour illustrer mon propos vous trouverez dans ce message quelques extraits des différentes échelles de FranceRaster, et plus particulièrement des échelles du 1 : 2500ème, du 1 : 5000ème Premium et du 1 : 10000ème, les 3 nouvelles échelles introduites par rapport à Géoroute Raster et par rapport à nos collections CS Raster TeleAtlas et Navteq.




J’en profite pour saluer les internautes de Géorezo qui ont échangé quelques idées sur les qualités des rasters cf l’échange suivant : http://georezo.net/forum/viewtopic.php?pid=70171#p70171).




Je note d’ailleurs avec plaisir la bonne connaissance de Peio sur FranceRaster, je m’en félicite et le remercie chaleureusement pour la qualité du propos qu’il a relayé sur georezo.

Pour revenir au produit, FranceRaster est une nouvelle génération de produit raster, directement dérivé du RGE de l’IGN. S’il se situe dans la continuité de Géoroute Raster, c’est uniquement dans l’esprit, car les dans contenu les évolutions sont majeures.

FranceRaster exploite le graphe de BD Topo et les informations d’adresse de BD Adresse. Par ailleurs l’habillage est directement dérivé de l’habillage de BD topo, pour ce qui est de l’occupation du sol.

Ces quelques extraits devraient vous permettre de découvrir ces contenus.

Alors certes, les aspects de charte graphique, comme toute création graphique est forcément sujette à la sensibilité de chacun, et nos goûts sont très variés. Lors de la choix de nos chartes graphiques de produits raster, nous nous attachons, autant que faire ce peu, à respecter le positionnement du produit. Ainsi ce produit n’est pas pensé pour être imprimé comme une carte routière, ce qui nous impose des choix graphiques différents. Les tailles des objets sont dimensionnées pour être pertinentes lors d’une visualisation écran. De même ces fonds de plan ont pour vocation de permettre à l’utilisateur de superposer ses propres informations, les couleurs et les choix graphiques ne doivent de pas « manger » les informations sur-ajoutées.

N’hésitez pas à revenir sur ce blog pour découvrir quelques informations complémentaires, et je ne manquerai pas de vous tenir informés de la mise à jour des pages web officielles et commerciales du site de CARTOSPHERE ou de l’IGN.


lundi, avril 23, 2007

Michel ROCARD prend parti sur l’Information Géographique

Dans un rapport remis à Ségolène ROYAL le 5 Avril dernier, Michel ROCARD, prend position pour une diffusion plus large et plus aisée de la donnée géographiuqe produite par la sphère publique.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de son rapport à l’adresse suivante : http://sntic.parti-socialiste.fr/2007/04/05/vers-une-societe-de-la-connaissance-ouverte-rapport-de-michel-rocard-a-segolene-royal

Mais si vous ne voulez pas lire l’intégralité du document, je vous ai extrait le chapitre dédié à notre métier.


" Libérer les données publiques

Les administrations collectent et détiennent des données sur tous les aspects de la vie sociale, économique, culturelle et des territoires. Ces données constituent un bien public. Ce sont des ressources pour l’ensemble des secteurs économiques. Elles permettent de développer des activités et même des marchés, comme celui, par exemple, des données géo-localisées.

Le débat sur la valorisation de ce patrimoine est récurrent. Faut-il privilégier une rentabilisation monétaire, par la vente de ces informations (comme nous y invite le rapport récent sur l’économie de l’immatériel) ou valoriser ces gisements de données en permettant à tous (particuliers, associations, entreprises) d’en tirer parti, et de les exploiter, commercialement ou non ?

Le gouvernement Jospin, en 1997, a tranché partiellement ce débat en prescrivant la mise en ligne gratuite des « données publiques essentielles », donnant un coup d’arrêt à la commercialisation des données publiques. Il clarifiait ainsi des situations confuses, comme la concession à un diffuseur privé des banques de données juridiques. Depuis 1997, les administrations ont pris l’habitude de diffuser des volumes considérables de textes, de données statistiques et de rapports, réalisant au passage de considérables économies sur les budgets de publication imprimée.

Cette doctrine laissait cependant de côté les grands établissements publics qui gèrent de coûteuses infrastructures, comme l’Institut Géographique National (IGN) ou Météo France. La transposition de la directive sur la réutilisation des informations du secteur public25 aggrave cette situation. Soumis à l’obligation de dégager des ressources propres, (parfois jusqu'à 50% de leur budget), ces établissements pratiquent des tarifs souvent élevés, vis à vis des utilisateurs comme des diffuseurs.

Cette logique conduit à des situations aberrantes. Ainsi, récemment, l’IGN (dont la compétence n'est pas ici en cause), soucieux de contrecarrer les services GoogleMaps et GoogleEarth de Google, a ouvert un portail (Géoportail) de cartographie numérique et d’images satellitaires de la France. Contraint de générer des ressources propres, il en a verrouillé les fonctionnalités et a déformé volontairement certaines images pour empêcher de copier les cartes, de les réutiliser ou de les rediffuser.

Ces pratiques tarifaires et malthusiennes brident le développement de nouveaux services par des tiers et l’émergence de nouveaux acteurs. Elles ouvrent un avantage concurrentiel aux projets étrangers (privés ou publics) tels que GoogleMaps. Elles brident aussi la recherche. Faute de disponibilité simple des données de l'INSEE et du Ministère de l'emploi, les chercheurs en économie français travaillent sur les données américaines (le Census Bureau diffuse tout sur Internet) et... en savent plus sur les mécanismes économiques américains que sur ce qui se passe en France !

L’expérience récente et l’observation de ce qui se passe à l’étranger plaident pour une approche “ouverte” des données publiques, qui laisse l'innovation s'exprimer à partir de ces données mises en accès libre.

RECOMMANDATIONS

Rendre les données publiques accessibles à tous :

- Élaborer des licences définissant clairement les droits des utilisateurs, notamment sur la réutilisation des données publiques. Y compris à des fins commerciales.

- Financer correctement le fonctionnement des Etablissements publics en charge d’infrastructures informationnelles (comme l’IGN ou Météo France)

- Permettre la libre réutilisation de la base de connaissances du portail Service-public.fr par tout service, public ou privé, pour diffuser une information cohérente et à jour. "

vendredi, avril 20, 2007

CS Raster TeleAtlas de CARTOSPHERE sur M6

Lors de l'émission CAPITAL de M6, et au-delà du reportage sur la production des données alimentant nos GPS préférés, un reportage sur la société Digi-Guide (www.digi-guide.com) a permis de découvrir l'implémentation des données CS Raster TA de CARTOSPHERE dans une application grand public particulièrement sympatique.



Bonne découverte

CAPITAL sur M6 parle de données géographiques !

Le 16 Février dernier, l’émission CAPITAL de M6 a consacré un reportage à la collecte des données qui aliment l’ensemble de nos GPS, et de nos applications SIG.

Alors si vous voulez en savoir plus sur la collecte terrain de TeleAtlas notamment, je vous conseille de visionner ce reportage.



Bon visionnage.

Les solutions de Navigation Intégrée donne une valeur ajoutée aux entreprises

Navteq a commandé une étude à Frost et Sullivan dans le but d’évaluer les avantages et le potentiel commercial des solutions de Navigation Intégrée pour les secteurs.

Cette étude s’est basée sur des entretiens individuels avec des professionnels des secteurs de la distribution et des services qui ont amélioré leur rentabilité grâce à la Navigation Intégrée.

Selon cette étude, il semblerait que les frais de communication des entreprises aient connu une baisse de 40 %. De même pour les frais d’essence et les heures de conduite des employés qui se retrouvent diminués de respectivement 15 % et 18 %.

Dans les principaux bénéfices qui sont ressortis de cette étude, les entreprises observent un gains de productivité et une amélioration du taux de satisfaction des clients. « Navteq a une vision unique du secteur professionnel grâce à ses multiples contacts avec les différents secteurs du marché », indique Eric Fumat, vice-président et directeur général de l'entité Enterprise Europe de Navteq. « Notre étude démontre les avantages de l'intégration de solutions de navigation aux systèmes informatiques des entreprises.

La Navigation ainsi intégrée permet, par exemple, aux agents de terrain de recevoir des informations sur leur prochain travail, via leur système de navigation qui les guide ensuite jusqu'à leur destination. C’est une réelle opportunité pour nous de développer des solutions d'entreprise qui répondent réellement aux besoins des utilisateurs finaux. Des solutions qui génèrent des gains d'efficacité tout en améliorant les conditions de travail des utilisateurs finaux ».En plus de ces économies, les entreprises connaissent une augmentation du chiffre d'affaires.

L'étude montre que le CA des entreprises du secteur des services peut augmenter de 10 %. Les responsables de flotte dans le secteur de la distribution peuvent quant à eux développer leur clientèle à hauteur de 30 %.

Les résultats de l’étude prouvent ainsi que la mise en place de solutions de Navigation Intégrée donne une valeur ajoutée aux entreprises.